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Le scénario

 
Mot italien, scénario vient du monde du théâtre, dont il désigne le décor. Un milieu qu’il n’a pas complètement quitté puisque des planches au plateau, l’écriture conserve les mêmes bases : récit toujours au présent, didascalies et primauté des éléments visuels.

C’est par cet aspect que le scénario se démarque d’une forme purement littéraire, dont il s’inspire souvent. Il a pour vocation de présenter et suggérer uniquement des images et des sons. Point d’épanchement lyrique donc, à moins d’être transcrit en langage visuel.

L’écriture scénaristique doit également permettre l’interprétation du récit en plans et la déduction des mouvements de caméra.

D’autres documents étayent le scénario et marquent les différents stades de développement du récit :

  • L’argument : c’est le pitch anglais, l’idée principale résumée en deux ou trois phrases. Juste de quoi saisir le nœud et les enjeux de l’histoire.

  • Le synopsis : il développe l’intrigue dans les grandes lignes, mais sans dialogues. Mieux vaut qu’il transcrive efficacement l’âme du scénario car c’est lui que liront les producteurs, par gain de temps, mais aussi les spectateurs indécis devant les sorties cinéma de la semaine.

  • Le traitement : c’est l’étape intermédiaire entre le synopsis et la version finale du scénario. L’histoire est entièrement détaillée, mais les dialogues n’y figurent pas, hormis quelques répliques capitales.

  • La continuité dialoguée : c’est la forme la plus aboutie et la plus connue. C’est à elle qu’on pense lorsqu’on parle communément de scénario. L’histoire y est décrite dans tous ses détails visuels et auditifs, les séquences apparaissent dans l’ordre du film avec des indications techniques et les dialogues des personnages en sont la matière principale. Si le synopsis doit attirer l’intérêt des producteurs, c’est cette forme complète qu’ils exigent, car elle seule permet d’estimer les besoins et le budget d’un film.



En annexes au scénario

La note d’intention

Un même scénario peut donner naissance à des films très différents, selon le traitement qui en est fait. La note d’intention est l’espace où l’auteur précise sa propre idée du film. La genèse de l’histoire, le ton, le style, la psychologie des personnages, les ambiances sonores, les lumières ou l’esthétique à rechercher sont autant d’éléments qu’il peut éclairer et qui nourriront la mise en scène.

Le découpage technique

Il n’est pas systématique et certains réalisateurs s’en passent très bien.
Si le scénario raconte l’histoire d’un film, le découpage technique montre comment on va la raconter. Il transforme le scénario en indications concrètes de mise en scène: pour chaque séquence, le réalisateur indique le type de plans, les axes et mouvements de caméra, mais aussi les sons, musiques ou lumières qu’il souhaite.
Plus le découpage technique est précis, plus le style du réalisateur transparaît.

Le scénarimage

Plus connu sous son nom anglais story-board, cette sorte de bande dessinée reprend en images chaque plan d’une ou plusieurs séquences en indiquant les mouvements des personnages et des caméras. Ce document, qui peut être très long à réaliser, est surtout utilisé pour les films d’animation et les scènes d’effets spéciaux.