Vers la forêt de nuages © Robin Hunzinger
Keeper © Offshore, Louise Production, Savage Films et IOTA Production
 
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Le plan de financement

 

Il sert à déterminer non pas ce qu’il faut payer, mais qui paie.

Beaucoup plus succinct que le devis de production, le plan de financement est un tableau de quelques lignes qui ne rentre pas dans le détail des frais de production. Une brièveté qui n’est pas synonyme de simplicité, car le financement du cinéma français est un imbroglio certain pour le néophyte.

Pour information, un film dit "à petit budget" équivaut à moins d’un million d’euros tandis qu’un "gros budget" dépasse les 10 millions. Entre les deux, le budget moyen se situe souvent entre 2 et 4 millions d’euros. Des sommes qu’une maison de production ne finance qu’en partie.

Le rôle du producteur est donc avant tout de trouver des organismes prêts à participer à l’aventure et à prendre des risques. On dit qu’il fait son "tour de table". Mais auprès de qui ?

  • Du CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée). Il participe systématiquement au financement, notamment par l’avance sur recettes, afin de favoriser la production cinématographique en France.

  • Des chaînes de télévision. La plupart possèdent une filiale dédiée au cinéma et pré-achètent des films. Elles acquièrent ainsi des droits de diffusion. Elles peuvent également investir sous forme de parts de corproduction. La télévision représente aujourd’hui 40% du financement d’un film.

  • Du COSIP (Compte de soutien à l’industrie des Programmes Audiovisuels), géré par le CNC. Son objectif est de favoriser la production d’œuvres audiovisuelles par des entreprises de production françaises, destinées à être diffusées sur les chaînes de télévision nationales.

  • Des collectivités locales, qui subventionnent certain projets. Une région ou une ville peut accorder une aide à un film si celui-ci est tourné en partie sur son territoire. Une manière pour les régions de faire venir à elles un cinéma qui a trop souvent tendance à rester sur Paris.

  • Des SOFICA (Sociétés pour le financement de l’industrie cinématographique et audiovisuelle). Elles investissent dans les projets en échange d’un pourcentage sur les recettes. En conséquence de ce fonctionnement, elles sont souvent considérées comme le dernier recours pour boucler un financement.